Skip to main content
Bonx conserve l’historique monétaire de chaque mouvement de stock. Une entrée ajoute de la valeur au stock. Une sortie retire cette valeur et la transforme en COGS, c’est-à-dire en coût des marchandises vendues.
Bonx constitue le sous-journal de référence pour la valorisation des stocks et le calcul du COGS. Il conserve le détail auditable de chaque mouvement et produit les montants à comptabiliser. Ces montants sont ensuite transmis au logiciel comptable de l’entreprise, qui tient le grand livre légal.

Les quatre montants à distinguer

La valeur du stock n’est pas le prix de vente potentiel. Elle représente le coût qui reste porté par les unités disponibles.

Principes de calcul

Bonx applique les règles suivantes à tous les flux :
  • Chaque mouvement physique et son effet monétaire sont enregistrés dans la même opération.
  • Une écriture validée n’est jamais remplacée. Une correction ou une annulation crée une nouvelle écriture liée à l’écriture d’origine.
  • Le coût utilisé lors d’une sortie reste attaché à cette sortie. Un changement de prix ultérieur ne réécrit pas l’historique.
  • Une valeur 0 est un coût explicite. Une valeur absente signifie que le coût n’est pas connu. Bonx ne transforme pas une donnée manquante en zéro.
  • Les calculs utilisent les quantités avec 6 décimales et les coûts unitaires avec 4 décimales. Bonx arrondit les montants affichés selon la devise.
Ce journal permet de calculer la valeur actuelle et de restituer la valeur à une date passée.

Choisir la méthode de valorisation

L’organisation choisit une seule méthode pour les articles interchangeables. Ce choix évite des réglages différents sur chaque article ou chaque lot.

Prix moyen pondéré mobile — PMP

Chaque entrée recalcule le coût moyen des unités disponibles :
Une sortie utilise le PMP immédiatement antérieur au mouvement.
Exemple10 unités à 10 € puis 5 unités à 16 € donnent un PMP de 12 €. Une sortie de 8 unités crée un COGS de 96 €. Le stock restant vaut 84 €.

Premier entré, premier sorti — FIFO

Chaque entrée crée une couche de coût. Une sortie consomme d’abord la couche la plus ancienne.
ExempleAprès les mêmes entrées, une sortie de 12 unités consomme 10 unités à 10 €, puis 2 unités à 16 €. Le COGS est de 132 €. Le stock restant vaut 48 €.
FIFO comptable ne signifie pas FIFO physiquePour des articles fongibles ou interchangeables, FIFO détermine l’ordre dans lequel les coûts d’entrée sont affectés aux sorties. Il n’impose pas à l’entrepôt de prélever physiquement les unités dans cet ordre. Une entreprise peut donc expédier une unité plus récente pour des raisons opérationnelles tout en valorisant la sortie avec le coût de l’entrée la plus ancienne. La traçabilité physique continue de refléter l’unité ou le lot réellement déplacé ; la couche FIFO indique seulement le coût comptable consommé.Cette distinction découle du traitement de FIFO comme une méthode d’affectation des coûts pour les articles interchangeables dans l’article 213-34 du Plan comptable général et dans IAS 2.

Articles gérés par pièce ou numéro de série

La gestion par pièce sert à la traçabilité physique. Elle permet d’identifier l’unité réellement reçue, fabriquée, déplacée ou expédiée. Elle ne crée pas un coût individuel par numéro de série. Bonx applique donc le PMP ou le FIFO choisi par l’organisation à ces articles, comme aux autres articles. Si une fabrication produit 10 pièces à partir de coûts communs, le coût total retenu est réparti sur les 10 pièces. Chaque numéro de série reste identifiable physiquement, mais il ne conserve pas un coût d’achat ou de production propre. Bonx ne prend pas encore en charge l’identification spécifique des coûts pour les biens réellement non interchangeables ou affectés à un projet particulier. Lorsque cette méthode est requise, l’entreprise effectue le rapprochement ou l’ajustement dans son système comptable.

Ce que Bonx n’appelle pas une méthode de valorisation

Le coût standard d’un article sert à produire une estimation lorsqu’un coût réel n’est pas encore disponible. Il ne remplace pas le PMP ou le FIFO. Une estimation doit être identifiée, puis régularisée lorsque le coût réel devient disponible. Pour l’instant, Bonx ne prend pas en charge la méthode LIFO. Celle-ci n’est pas admise par IAS 2 pour les comptes en IFRS — notamment ceux des groupes cotés dans l’Union européenne — ni parmi les méthodes prévues par le Plan comptable général français. Elle reste notamment autorisée sous US GAAP aux États-Unis.

Déterminer le coût d’une entrée

Le coût dépend de l’origine du stock. Le coût d’acquisition comprend le prix d’achat net des remises commerciales. Il peut aussi comprendre les frais directement attribuables à l’entrée, comme le transport amont, la douane ou une taxe non récupérable. La TVA récupérable, les frais financiers, les frais commerciaux et les coûts anormaux n’augmentent pas la valeur du stock. Un transfert, une scission ou une fusion conserve la valeur totale. Ces opérations déplacent ou répartissent la valeur. Elles ne créent pas de gain ni de perte.

Valoriser un produit fabriqué

L’ordre de fabrication, ou OF, porte ses propres lignes de coût. Chaque ligne contient :
  • un nom et une catégorie ;
  • une quantité théorique ;
  • une quantité réelle lorsque celle-ci est connue ;
  • une unité, par exemple h, min, kg ou pce ;
  • un coût unitaire.
Le montant d’une ligne est calculé ainsi :

Matières consommées

Les lignes de matière sont calculées à partir des sorties de stock réellement liées à l’OF. Elles sont en lecture seule. Leur coût provient du journal de valorisation des lots consommés, et non du prix courant de la fiche article.

Main-d’œuvre, machine et autres coûts de production

Les autres lignes peuvent être saisies manuellement ou calculées par une règle déterministe. Par exemple : 2 heures de main-d’œuvre à 35 €/h, puis 15 minutes par unité produite. L’IA peut générer la règle à partir d’une instruction écrite dans les paramètres COGS. L’utilisateur contrôle le résultat avant activation. Ensuite, Bonx exécute toujours le même script avec les mêmes données. Aucun modèle d’IA ne participe au calcul d’un OF. Les catégories sont des tags de classement. Elles ne déclenchent aucune règle comptable cachée.

Gel du coût de production

Tant que l’OF est ouvert, Bonx met à jour les coûts à partir des consommations et des temps connus. Lors de la mise en stock définitive :
  1. Bonx termine le calcul des lignes de coût.
  2. Bonx utilise la quantité réelle lorsqu’elle existe.
  3. À défaut, Bonx utilise la quantité théorique et signale une estimation.
  4. Bonx additionne les montants retenus.
  5. Bonx divise ce total par la quantité bonne mise en stock.
  6. Bonx fige les lignes et enregistre le coût unitaire du produit fabriqué.
Les pertes normales augmentent ainsi le coût unitaire des unités bonnes. Bonx ne répartit pas automatiquement un coût commun entre plusieurs produits ou coproduits. Dans ce cas, utilisez des OF distincts ou fournissez une allocation explicite validée par la finance. Une mise en stock partielle utilise les coûts connus à sa date. La clôture de l’OF régularise l’écart éventuel par une nouvelle écriture. Elle ne modifie pas les mouvements déjà validés.

Exemple de production

Un OF produit 10 unités bonnes avec les coûts suivants : Le produit fabriqué entre en stock à 73,50 € par unité.

Transformer une sortie en COGS

Le COGS réel naît lors de la sortie de stock liée à une expédition. Il ne naît pas lors de la création de la commande de vente ou de la facture. Quand une expédition est validée, Bonx :
  1. détermine les unités ou couches de coût consommées ;
  2. enregistre la valeur retirée du stock ;
  3. fige cette valeur comme COGS de l’expédition ;
  4. met à jour les agrégats de la commande de vente.
Chaque expédition partielle conserve son propre coût. Une nouvelle expédition ne modifie pas les précédentes. Les coûts de transport aval, d’emballage ou de préparation peuvent apparaître séparément comme autres coûts variables. Ils ne sont pas mélangés avec le coût du stock.

Retours et annulations

  • L’annulation d’une sortie crée une écriture inverse du mouvement d’origine.
  • Un retour client lié reprend le coût de la sortie d’origine.
  • Un avoir sans retour physique ne modifie pas le COGS du stock.
  • Une correction tardive du coût crée un ajustement. Elle ne modifie pas le COGS initial.

Lire le COGS et la marge sur une commande de vente

La commande de vente agrège les coûts de ses expéditions. Elle distingue le réalisé de l’estimé.
Pour une commande partiellement expédiée, Bonx présente séparément :
  • le COGS réel des quantités sorties ;
  • le coût estimé du reste à expédier ;
  • la marge réalisée ;
  • la marge projetée.
Cette marge est une vue opérationnelle. Elle ne constitue pas une règle de reconnaissance comptable du chiffre d’affaires. Dans l’exemple précédent, l’expédition de 4 unités crée un COGS de 294 €. Si le chiffre d’affaires net correspondant est de 400 €, la marge brute réalisée est de 106 €.

Corriger un coût sans perdre l’historique

Bonx utilise trois types d’origine monétaire :
  • Ouverture : initialise la quantité et la valeur d’un stock existant.
  • Mouvement : valorise une entrée ou une sortie métier.
  • Correction : ajuste une valeur déjà enregistrée.
Un lot existant doit recevoir une ouverture avant son premier mouvement ou sa première correction dans le nouveau journal. Cette règle évite de construire un historique à partir d’un solde sans origine. Une correction indique sa cause et sa date effective. Si les unités concernées sont toujours en stock, elle ajuste la valeur du stock. Si elles ont déjà été expédiées, elle ajuste le COGS associé.

Reprendre un stock historique

Bonx ne rejoue pas tous les mouvements historiques. La reprise utilise un solde d’ouverture à une date de bascule :
  1. Choisissez une date de bascule.
  2. Corrigez les quantités négatives et les lots sans coût exploitable.
  3. Rapprochez les quantités physiques et la valorisation existante.
  4. Créez une écriture d’ouverture pour chaque lot présent en stock.
  5. Vérifiez que le total des ouvertures correspond au total validé par la finance.
  6. Commencez le nouveau journal à partir de cette date.
Cette méthode conserve une origine vérifiable sans inventer le détail des coûts passés.
Une sortie valorisée ne peut pas consommer plus de quantité que le journal n’en contient. Corrigez les stocks négatifs et les ouvertures manquantes avant d’activer la nouvelle valorisation.

Matières précieuses et prix volatils

Une variation du cours de l’or, de l’argent ou d’une autre matière ne modifie pas automatiquement la valeur du stock. Bonx conserve le coût d’entrée, puis applique le PMP ou le FIFO. Si la valeur nette de réalisation devient inférieure au coût, la finance peut enregistrer une dépréciation explicite. Cette écriture reste séparée du coût d’entrée et du cours de marché. Bonx ne fournit pas de valorisation automatique à la juste valeur pour les activités de négoce de matières premières. Ce traitement suit le principe général de la norme IAS 2 sur les stocks : coût d’achat et de conversion, identification spécifique pour certains biens non interchangeables, PMP ou FIFO pour les biens interchangeables, et comparaison avec la valeur nette de réalisation. L’identification spécifique reste hors du périmètre actuel de Bonx.

Stocks en devise étrangère

Bonx conserve le stock dans la devise de valorisation de l’organisation. Une entrée libellée dans une autre devise est convertie au taux applicable à la date du mouvement. Le taux utilisé reste attaché au mouvement. Une variation ultérieure du taux de change ne revalorise pas le stock. Une erreur de taux se corrige par une nouvelle écriture. Les écarts de change liés au paiement restent traités dans le système comptable. Pour une commande de vente dans une autre devise, Bonx convertit le chiffre d’affaires réalisé avec le taux attaché à l’expédition. Si ce taux manque, Bonx affiche le COGS mais ne calcule pas la marge.

Préparer une clôture

Avant d’utiliser les soldes de Bonx pour une clôture, vérifiez :
  • l’absence de stock négatif ;
  • l’absence de coût manquant ;
  • le rapprochement entre quantités physiques et quantités valorisées ;
  • les OF ouverts ou partiellement mis en stock ;
  • les corrections et retours non traités ;
  • les dépréciations validées par la finance ;
  • la cohérence entre COGS des expéditions et commandes de vente.
Bonx fournit le détail depuis le solde jusqu’au mouvement, à l’expédition ou à l’OF d’origine. Les écritures comptables de clôture restent produites et validées selon le plan comptable de l’entreprise.